Page créée le 1er décembre 2025
Pourquoi ai-je choisi de créer cette page ? Sans raison particulière. Je regardais mon arbre sur l'excellent logiciel Heredis (attention, je ne suis pas sponsorisé ; j'aime juste beaucoup ce logiciel) et je cherchais à voir si je pouvais remonter plus loin dans le temps sur les branches actuellement extrêmes. Et pour ce couple du milieu du XVIIIe siècle, ce ne sera sans doute pas le cas. Mais rien ne nous empêche d'essayer.
Je n'ai trouvé aucun baptême pour mes deux ancêtres et je n'ai même pas leur acte de mariage. Les actes dont je dispose et les éventuels recoupements avec les parrains et marraines de leurs enfants ne m'ont pas permis d'avoir des réponses précises concernant leurs parents respectifs jusqu'ici.
De qui parle-t-on exactement ?
Gérard DUBOSCQ et Marie LABÈQUE sont les parents, entre autres, car ils ont été prolifiques, d'Etienne DUBOSCQ qui , avec son épouse Catherine CASTET, donnent naissance à Estiennette DUBOSCQ.
Cette dernière se marie avec Etienne CAZENAVE et une de leur fille, Margueritte (sic) "Marie" CAZENAVE épouse Pierre HOSSELEYRE (les détails sont sur cette page).
Enfin, Jeanne HOSSELEYRE, fille des deux précédents, se marie avec Jean DUTEN (sur cette page). Parmi leurs enfants, Antoine "Jeanti" DUTEN, mon arrière grand-père, père de Maria DUTEN, ma grand-mère paternelle.
Ce sera plus clair, peut-être, avec un arbre...
Les lieux : je ne connais pas les lieux de baptêmes et de naissances de mes deux ancêtres. Ils ont vécu la plus grande partie de leur existence dans la paroisse de Seignosse mais il y a de grandes possibilités qu'ils n'en soient pas originaires. En effet, leur premier enfant identifié est né à Soorts-Hossegor et le deuxième, mon ancêtre direct, ainsi que tous les suivant, voient le jour à Seignosse.
Avec les parrains et marraines, je pense qu'il y a trois possibilités : une origine à Soustons, à Soorts-Hossegor ou peut-être à Saint-Vincent-de-Tyrosse. Et pourquoi pas Seignosse ? Mon étude des actes sur ces quatre paroisses n'a pas été concluante. J'ai cependant trouvé un acte de mariage concernant un Gérard DUBOSCQ avec une jeune fille nommée Jeanne GLAIRACQ à Soustons en 1741 ; mais la jeune mariée meurt l'année suivante. Comme les Gérard DUBOSCQ n'abondent pas dans le coin, il y a de fortes probabilités que ce Gérard DUBOSCQ épouse en seconde noce Marie LABÈQUE et qu'il soit donc mon ancêtre. Cela concorde plus ou moins en terme de date de naissance : 1718 pour le mari de Jeanne GLAIRACQ et 1715 pour celui de Marie LABEQUE, à une époque où l'âge s'évalue souvent au jugé : pas de livret de famille ( mis en place à la fin du XIXe siècle), illettrisme et bien sûr, pas d'anniversaire. Les actes de sépultures sont d'ailleurs souvent prudents : on donne un âge X accompagné de l'adverbe "environ".
On va d'abord faire le point sur nos connaissances.
Premier problème pour le mariage de mes deux ancêtres : je n'ai ni le lieu ni la date du mariage. Mes recherches auraient été grandement ralentis si je n'avais pas pu bénéficier des recherches de l'association de généalogie du Basadour et de leur site. Le travail d'indexation y est colossal et cela facilite grandement les recherches si, comme moi, vous avez la chance d'avoir une partie de votre famille qui a vécu dans le Bas Adour, entre Bayonne et Dax ou entre Castets et Peyrehorade, pour prendre les limites plus ou moins subjectives de cette région ou l'Adour se jette dans l'océan atlantique.
Le premier enfant que j'ai pu identifier pour le couple est Jeanne DUBOSCQ, baptisée à Soorts-Hossegor le 3 mars 1755.
Source : Archives départementales des Landes
Cote : E dépôt 304 / GG 1-6
Regardons l'acte de baptême de la petite Jeanne DUBOSQ, fille de Gélard (Gérard) DUBOSQ et de Marie LABÈQUE. Le parrain est Jean LABÈQUE et la marraine est Jeanne DUBOSQ.
Ce sont sans aucun doute des parents mais le lien de parenté n'est pas précisé. Et les prénoms Jean et Jeanne sont très utilisés. Plus de la moitié des hommes de l'époque sont prénommés Jean. Nous n'avons pas non plus leur âge. Dans la tradition, cela devrait être les grands-parents de l'enfant (grand-père maternelle et grand-mère paternelle par exemple). Cependant, l'épouse du père de Gérard DUBOSQ ne porte sans doute pas le même nom que son époux. C'est donc plutôt une sœur ou une tante, voire une cousine. Bref, que des hypothèses. Et rien ne prouve que Jean LABÈQUE est le père de Marie et donc le grand-père de l'enfant.
Cherchons ailleurs...
Les dates des décès donnent parfois une idée de la date de naissance. Une idée seulement car mes ancêtres étaient illettrés, comme le plupart des habitants de leur paroisse. Pas de livret de famille, pas de fête d'anniversaire... Et ce sont des voisins qui, le plus souvent, rapporte le décès. Si ce n'est pas dans votre paroisse de naissance, difficile de connaître vos parents et votre âge exact. Enfin, dans de nombreux actes, on se contente de signaler la mort d'une personne sans donner de réelles précisions sur sa situation familiale. Cela dépend beaucoup du prêtre qui rédige l'acte.
L'acte de décès de Marie LABÈQUE, en 1803, donne cependant de nombreuses indications. Ce ne sont plus des actes issus de registres paroissiaux mais des actes de l'état civil, la révolution étant passée par là. En 1792, la République remplace la monarchie et l'état civil prend le relais des églises pour la tenue des actes probants : acte de naissance à la place de l'acte de baptême, acte de décès à la place de l'acte de sépulture et acte de mariage civil à la place de l'acte de mariage religieux. On peut toujours se faire baptiser ou se marier à l'église, mais cela n'a plus de valeur légale. Seuls les actes passés en mairie comptent. Pour les actes civils, les règles sont plus précises que pour les actes paroissiaux. Elles sont rapidement déterminées par des formulaires. Mais leur mise en place est progressive.
Vous avez ici un formulaire dans le registre des actes de décès de la mairie de Seignosse en 1804. Cependant, tous les renseignements ne sont pas systématiquement fournis (par manque de connaissances) et l'orthographe des noms de famille n'est pas toujours fixée, toujours en raison de l’illettrisme des témoins ou des personnes concernés par l'acte qui ne savent pas toujours signer et encore moins vérifier l'orthographe de leur patronyme. Comme je l'ai indiqué à plusieurs reprises, la fixation des noms de famille se fait avec l'arrivée du livret de famille au cours de la IIIe République.
Source : Archives départementales des Landes
Cote : 4 E 296/4-6
Bien sûr, vous pourriez penser que j'ai précédemment dit n'importe quoi puisque l'acte ci-dessus ne correspond pas au formulaire. Pas de chance, mon ancêtre est décédé en fin d'année et le registre n'avait plus de formulaire disponible et donc, l'acte a été rempli entièrement à la main par le maire de Seignosse de l'époque, Etienne DESCLAUX. Seignosse qui n'est plus une paroisse mais une commune d'un point de vue officiel.
Nous sommes le 10 fructidor de l'an XI. En effet, le passage à la République a entraîné une volonté de déchristianisation de la France et le calendrier républicain a remplacé pour une période assez courte le calendrier chrétien. J'ai déjà fait une petite note à ce sujet sur cette page. Fructidor est le dernier mois de l'année du calendrier républicain. Il correspond plus ou moins aux mois d'août-septembre, du 18 ou 19 août aux 16 ou 17 septembre. Le début de l'année débute par le mois de vendémiaire et le 1er du mois de vendémiaire est le 22 septembre. Et entre le 17 septembre, fin de l'année et le 22 septembre, début de l'année, il y a quoi ? Il y a les "sans-culottides" qui deviennent les "jours complémentaires" en 1795. Il s'agit de jours épagomènes, c'est-à-dire des jours qui complètent l'année dans le cas où les mois ont un nombre de jours identiques. Dans la situation du calendrier républicain, il y a douze mois de trente jours, soit 360 jours. Il en manque quatre ou cinq pour avoir une année complète : les "jours complémentaires".
Revenons à l'acte de décès : qu'apprend-on ?
Marie LABÈQUE est bien notre ancêtre : elle est déclarée veuve de Gérard DUBOSCQ et habite la maison "familiale" d'Yrache ou Irache (ils y sont depuis longtemps, bien que sans doute pas propriétaires mais métayers) ; elle est d'ailleurs déclarée "d'état de labeur", c'est-à-dire ouvrière agricole. Cette certitude quant à son identité est déjà un soulagement pour le généalogiste amateur, qui peut avoir la confirmation, parfois, d'une intuition. Elle décède à 5h du matin le 11 fructidor an XI, c'est à dire le 28 août 1803, à son domicile et ce sont deux voisins qui viennent témoigner de son décès. Aucun des deux ne signent "pour ne savoir" selon la formule consacrée. On lui donne l'âge de 68 ans ce qui lui donne une naissance vers 1735, à priori à Soorts-Hossegor d'après l'acte.
Pour ses parents, je soupçonne une erreur. Un père nommé Catherine LABÈQUE ? Catherine est un prénom féminin. Certes, il a pu être exceptionnellement donné à des hommes. Il faut vérifier si il y a un homme appelé Catherine LABÈQUE. La maman s'appellerait Catherine BERT. En utilisant le moteur de recherche des actes dépouillés par les membres de l'association de généalogie BASADOUR sur leur site (une mine d'or pour le chercheur en généalogie), je n'ai trouvé, à priori, que des Catherine LABÈQUE de sexe féminin. Et je n'ai pas trouvé de mariage avec un LABÈQUE et une Catherine BERT. Donc, ma démarche consiste à chercher un acte de naissance pour Marie LABÈQUE et d'éventuels frères et sœurs.
Première déconvenue : je n'ai pas trouvé l'acte de baptême de Marie LABÈQUE. Pas de chance pour moi, les registres de Soorts-Hossegor sont incomplets : il y a un gros trous entre 1704 et 1731 et les années 1735 et 1736 sont également absentes. Cherchons des frères et sœurs éventuels.
Le 27 septembre 1732 est baptisée deux petites Jeanne LABÈQUE (des jumelles), filles d'Estienne LABÈQUE et de Catherine DUVERT. Catherine DUVERT, ce n'est pas Catherine BERT... Mais le V et le B se prononcent de la même façon en gascon et DUVERT, DUBERT, DU BERT, c'est un peu la même chose. Et le passage à Catherine BERT n'est pas difficile à envisager. C'est ce que l'on appelle, je crois, une aphérèse.
Je suis donc quasiment sûr d'avoir trouvé les parents. Qui ont du se marier avant 1731 ce qui signifie que je peux faire une croix sur leur acte de mariage. Et avec les baptême des deux Jeanne LABÈQUE, j'ai aussi un lieu : maison Palisse à Soorts-Hossegor. Poursuivons nos recherches.
Pour les enfants d'Etienne LABÈQUE et de Catherine DUVERT / DUBERT, j'ai trouvé un acte de mariage pour un de leur fils, deux actes de sépultures, là encore pour deux fils, et l'acte de baptêmes des jumelles. J'ai également pu trouver les actes de décès d'Etienne et de Catherine. Voyons le tableau qui apparait. Nous sommes dans la paroisse de Soorts-Hossegor.
Etienne LABEQUE et Catherine DUVERT / DUBERT ont du se marier avant 1716. En effet, en 1742, ils ont un fils prénommé Jean, vivant au domicile de ses parents (maison Palice ou Palisse selon les actes), qui se marie avec une jeune fille nommée Bertrande DUHIEU originaire de Soustons. L'acte précise qu'il a 26 ans et la jeune fille 20. Cela donne une naissance vers 1716. On peut donc logiquement penser que les parents se sont mariés avant. Cependant, comme je l'ai précisé plus haut, il y a une grosse lacune dans les archives de Soort-Hossegor entre l'année 1704 et l'année 1731. Et rien avant 1695. D'autres années manquent ponctuellement : 1697, 1699, 1735, 1736, 1752 (sauf erreur de ma part, ce qui est toujours envisageable).
Les actes de sépultures de Catherine DUVERT / DUBERT et d'Etienne LABEQUE donne des âges approximatifs : 90 ans pour lui, 100 ans pour elle. Il ne faut pas les prendre au pied de la lettre et juste penser que les deux individus étaient vraiment âgés, c'est-à-dire dépassant les 70 ans voire les 80. Mais peut-être ont-ils vraiment les âges indiqués ! Ce n'est pas impossible même si peu probable. Voyons ces deux actes.
Source : Archives départementales des Landes
Cote : E dépôt 304 / GG 1-6
Le premier acte de sépulture est celui d'Etienne LABÈQUE et le second concerne Catherine DUVERT / DUBERT. On lit qu'Etienne est décédé le 29 mars 1756 et qu'il fut inhumé le lendemain. Parmi les témoins, on note un Bertrand LABÈQUE mais si il y a un lien de famille, celui n'est pas précisé. Il est mort chez lui, maison "Palice".
Catherine meurt 14 ans plus tard en 1770, elle aussi à son domicile de "Palise" (notons l'orthographe variable). Décès et inhumation semblent avoir lieu le même jour, le 31 août.
Si l'on en croit les âges attribués, Etienne LABEQUE serait né en 1666 et Catherine DUVERT / DUBERT en 1670. On sait qu'elle a eu des jumelles en 1732, donc à l'âge de 62 ans... Je pense qu'on a du lui rajouter une vingtaine d'années lors de son décès. D'autant qu'elle a ensuite du avoir sa fille Marie vers 1735, donc vers 65 ans ! Pour Etienne, c'est plus délicat car un homme peut avoir des enfants jusqu'à un âge avancé. Mais sauf en cas de veuvage, les écarts d'âge importants ne sont pas réellement fréquents. On le voit lors du mariage de leur fils en 1742 ou l'écart d'âge entre les époux est de six ans. Une naissance vers 1690 pour Catherine semble plus probable. Mais vu l'absence de sources, il sera difficile d'avoir des certitudes.
Donc, Étienne et Catherine ont eu cinq enfants au moins, dont l'existence est confirmée par des actes. Deux garçons prénommés Jean, dont la naissance est calculée soit avec un acte de décès soit avec un acte de mariage :
- Jean LABEQUE qui se marie en 1742 et qui a du naître autour de 1716 ;
- Jean LABEQUE, qui décède à 14 ans en 1740 à 14 ans, ce qui donne une naissance vers 1726.
- Jeanne et Jeanne LABEQUE, jumelles, qui naissent en 1732 et dont une décède à priori en 1737, vers l'âge de 4 ou 5 ans.
- Marie LABEQUE, qui serait née en 1735 et qui décède en 1803. C'est mon ancêtre directe.
Cela ne veut pas dire que le couple n'a pas eu d'autres enfants. Ce sont juste les seuls dont nous avons la preuve qu'ils sont bien les enfants d'Etienne LABEQUE et Catherine DUVERT / DUBERT.
Pour Gérard DUBOSCQ, la chance ne m'a pas souri. L'époux de Marie LABEQUE décède le 30 novembre 1790 à Seignosse, mais l'acte de sépultures ne mentionnent pas ses parents.
Source : Archives départementales des Landes
Cote : E dépôt 296 / ES 1220-ES 1227
Quelques informations sont données sur l'acte de sépulture en dehors de la date : son nom, son âge et sa maison. Ses parents ne sont pas mentionnés, ni même son épouse. Heureusement, l'habitude de certains curé de noter le nom de la maison d'habitation permet d'identifier notre ancêtre de façon certaine. C'est le lieu de naissances et de décès de ses enfants et, plus tard, de son épouse.
Il décède en 1790 et on lui attribue l'âge de 75 ans, ce qui donne une naissance autour de l'année 1715. Mais rien ne dit qu'il est né à Seignosse... Je n'ai pas trouvé de naissance pour un Gérard DUBOSCQ à Seignosse. Mais notons qu'il y a des trous dans les registres disponibles aux Archives départementales des Landes, en particulier entre 1704 et 1716.
Un petit coup d’œil sur les DUBOSCQ dans la paroisse de Seignosse nous montre des naissances et des décès de DUBOSCQ avant 1699 et après 1718.
Nous trouvons le baptême d'une Estiennette DUBOSCQ le 10 septembre 1718, fille de Jean DUBOSCQ et de Jeanne (?), le nom de famille étant illisible en raison de l'encre de l'autre côté de la page qui a traversé. Le nom commence par un H. Puis rien jusqu'en 1725 : un bébé répondant au nom de Catherine se fait baptiser le 19 août, fille de Jean DUBOSCQ et d'Estiennette CAPDEVILLE. Bref, deux couples pourraient être les parents de notre Gérard. Au minimum...
En effet, rien ne nous dit qu'il est né à Seignosse. Il devient métayer à Seignosse, il n'est donc pas propriétaire. Les métayers changeaient parfois de paroisses.Il peut être né aux alentours, à Soorts-Hossegor, Soustons, etc.
Cependant, le prénom Gérard n'est pas un des plus donné en ce début du XVIIIe siècle. Les personnes appelées Gérard DUBOSCQ sont très peu nombreuses. Aucun Gérard DUBOSCQ ne semble né dans toute la région du Bas Adour entre 1710 et 1720 d'après le moteur de recherche du site de généalogie du Basadour. C'est pour cela que j'ai été interpellé par un Gérard DUBOSCQ qui se marie en 1741 à Soustons avec une jeune femme née à Soort-Hossegor, Jeanne GLAIRACQ. Cette Jeanne GLAIRACQ décède l'année d'après, en 1742. D'après l'acte de mariage, ce Gérard DUBOSCQ serait né en 1718. Où ? Ce n'est pas précisé. On le dit juste habitant de la paroisse de Soustons. On retrouve un Gérard DUBOSCQ marié à Marie LABEQUE ayant un enfant en 1755 à Soorts-Hossegor avant de déménager à Seignosse... Dans un contexte où les écarts d'âge importants ne sont pas si fréquents qu'on pourrait le croire sauf en cas de remariage après un veuvage.
Cependant, je n'ai pas l'acte de mariage mentionnant "veuf" prouvant mon hypothèse car je n'ai pas d'acte de mariage du tout. Cependant, l'année de naissance est proche (1715 si l'on en croit l'acte de décès et 1718 si l'on en croit l'acte de mariage avec Jeanne GLAIRACQ) et les trous dans les actes peuvent expliquer pourquoi je ne trouve pas d'acte de mariage. Je vais donc faire mienne cette hypothèse qui ne change hélas pas grand chose. L'acte de mariage entre Jeanne GLAIRACQ et Gérard DUBOSCQ ne mentionne pas les parents des jeunes mariés...
Bref, ne n'ai pas pu trouver de façon probable qui sont les parents de Gérard DUBOSCQ, ni même de façon certaine son lieu de naissance. Mon enquête reste irrésolue.
Sans date exacte pour le mariage et en raisons des lacunes des registres paroissiaux, je ne peux pas affirmer l'exhaustivité de la liste des enfants du couple formé par Marie LABÈQUE et Gérard DUBOSCQ. Je trouve leur premier enfant en 1755 à Soorts-Hossegor. Marie a environ 20 ans et Gérard sans doute entre 37 et 40 ans. Ils ont quatorze enfants dans les trente années qui suivent (vingt-neuf plus exactement). Si la première, Jeanne, née à Soorts-Hossegor, les treize suivent naissent à Seignosse, maison Irache, Yrache ou Hirache selon l'orthographe utilisée par le religieux rédigeant et signant l'acte.
Donc, la liste (je donne la date de naissance, le baptême ayant lieu le jour même ou le lendemain) :
- Jeanne le 3 mars 1755 ;
- Etienne le 21 janvier 1757 ;
- Anne le 11 février 1759 ;
- Jean le 22 novembre 1761 ;
- Jeanne le 7 mars 1764 ;
- Bertrand le 8 juin 1765 ;
- Etienne le 17 juillet 1767 ;
- Pierre le 1er janvier 1769 ;
- Bertrane (ou Bertrande) le 21 mai 1770 ;
- Jean le 27 mai 1773 ;
- Jeanne le 8 juillet 1775 ;
- Jeanne le 27 juin 1778 ;
- Anne (ou Agne) le 9 septembre 1780 ;
- Catherine le 20 février 1784.
Même pour l'époque, cela fait beaucoup d'enfants, dans un contexte de baisse (globale) de la fécondité dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.
En ce moment, je n'ai ni le temps, ni d'ailleurs l'envie, de suivre chaque enfant, et d'étudier chaque descendance. Mon ancêtre direct est le deuxième de la liste, Etienne DUBOSCQ né en 1757 et c'est surtout lui qui fait l'objet de mes recherches.
Sur les quatorze enfants du couple, seule Jeanne, née en 1775, a échappé pour l'instant à mes recherches. Si j'écarte Etienne, mon ancêtre, voici ce que deviennent les douze restant :
- quatre sont victimes de mortalité infantile : Jeanne (1764-1764), Etienne (1767-1767), Pierre (1769-1769) et Jeanne (1778-1778) ;
- l'une meurt jeune avant d'avoir eu une vie de famille, comme Jeanne, qui meurt à 19 ans (1755-1773) ou Jean DUBOSCQ (1761-1790) à 28 ;
- enfin, les six restant vivent jusqu'à un âge sinon avancé, du moins pas si jeune que cela. Avec mon ancêtre Etienne, cela fait sept enfants sur treize qui ont une descendance, peut-être huit avec celle sur laquelle je n'ai pas d'information.
A l'exception de deux ou trois enfants qui décèdent dans des communes limitrophes, la plupart des membres de la famille vit et meurt à Seignosse.
Parlons un peu de cette paroisse qui devient commune avec l'instauration de la République en 1792, bien que je n'ai pas grand-chose à en dire, par manque de connaissances.
Tableau d'assemblage de la commune de Seignosse, par de Comeau, Dauga père et fils, et Bernady géomètres - 5 août 1832
Source : Archives départementales des Landes
Cote : E DEPOT 296/1 G 1
Entre le bourg, dans la partie orientale du plan et l'océan atlantique, on trouve une forêt de pins. Et très peu d'habitants dans cette grosse moitié ouest. Au XVIIIe siècle, on comptait un peu plus de 300 habitants dans la paroisse, au milieu du XIXe siècle, 500 à peu près. Population qui n'évoluera guère jusqu'en 1936 avec 527 habitants. Le cadastre de 1832 présente une situation qui ne devait guère être différente une centaine d'années plus tôt. En tout cas, aujourd'hui et encore plus hier, la commune est composée à plus de 90 % de pins. Jusqu'au début du XXe siècle, voire un peu plus tard, le littoral ne présente aucun intérêt ; de plus, il faut franchir une forêt de pins sans chemin pour d'y rendre. Ce n'est que vers les années 1960 que le tourisme balnéaire se développe. Jusque là, l'agriculture et l'exploitation du pin sont les seules activités.
Gérard DUBOSCQ, Marie LABÈQUE et leurs enfants sont agriculteurs, sans être propriétaires, exerçant donc l'activité de métayers et/ou d'ouvriers agricoles. Après leur mariage dont la date reste inconnue et après la naissance de leur premier enfant identifié à Soorts-Hossegor en 1755, ils s'installent à Seignosse, paroisse qu'ils ne quitteront plus, et dans la maison Irache, orthographiée également Yrache ou Hirache selon les actes.
La maison est située au sud du Bourg et comprend une habitation principale et une petite dépendance. C'est là que naissent les treize enfants que le couple a eu à Seignosse.
Que dire de plus ? Pas grand chose. Gérard DUBOSCQ décède le premier, en 1790 à l'âge de 75 ans. Son fils Etienne, qui est également mon ancêtre, reste dans la métairie avec son épouse et sa mère. Marie LABEQUE meurt 13 ans après son époux, en 1803. Elle avait à priori 68 ans puisque nous n'avons pas d'acte de baptêmes, juste une estimation de son âge au décès.
Outre Etienne DUBOSCQ qui, marié à Catherine CASTETS en 1780, a quelques enfants, la descendance familiale est assurée par certains de ses frères et soeurs. Je n'ai pas été plus loin que les mariages, sans faire une recherche sur leurs enfants. Ce n'est pas actuellement ma priorité car cela demande beaucoup de temps et de patience. J'ai du temps mais je manque de courage pour la recherche au long cours que nécessite l'étude de la descendance complète d'une famille.
- Anne DUBOSCQ, née en 1759, se marie à Soorts-Hossegor en 1782 à l'âge de 23 ans avec Bertrand LAHARY, qui en a 26. L'acte de mariage comprend de nombreuses erreurs : elle est nommée "Agnès DUBOSCQ" et ses parents sont appelés "Jean DUBOSCQ" et "Jeanne LAVEQUE". Cependant le mariage a lieu à la maison Bayat ou plus tard orthographiée Bahiat, où elle vit jusqu'à sa mort. Et l'acte de décès d'Anne DUBOSCQ, en 1825, redonne aux noms de ses parents la bonne appellation. Anne meurt à l'âge de 69 ans.
- Bertrand DUBOSCQ, né en 1765, reste à Seignosse pour son mariage avec une jeune fille du village, Catherine CAZAUNAU (je n'ai pas recherché encore son acte de baptême). Il a 26 ans et nous sommes en 1792. Il meurt dans la maison où il s'est marié, à Larrugan, en 1833 à l'âge de 67 ans.
- Bertrane ou Bertrande (selon les actes) DUBOSCQ épouse un Bertrand dont le patronyme est DASSÉ. Le mariage a lieu dans la paroisse de l'époux, à Saint-Vincent-de-Tyrosse où il est "laboureur". Elle a 19 ans et nous sommes en 1790. Comme ses frères et soeurs, elle décède dans la maison où elle s'est mariée et où elle a vécu, à Saint-Vincent de Tyrosse, maison Hillon. Elle décède à un âge qui n'est pas si tardif que ça : 58 ans (en 1829).
- Je n'ai pas trouvé l'acte de mariage de Jean DUBOSCQ mais il y a un "trou" dans les registres entre 1792 et 1802. Et c'est dans cette période qu'il se marie avec Catherine CASTETS, à ne pas confondre avec sa belle-sœur du même nom, épouse d'Etienne. Comment être sûr qu'il s'agit de la bonne personne ? D'autant qu'on orthographie son nom DUBOS et non pas DUBOSCQ ? Ses parents sont nommés dans l'acte de son décès en 1841 à Hossegor, maison Couillicq, le même lieu de naissance de ses enfants et le même lieu de décès que son épouse en 1847. Jean DUBOSCQ avait 67 ans à sa mort.
- Anne (Agne) DUBOSCQ, née en 1780, se marie avec Jean LACAVE à 18 ans en 1799 à Seignosse où elle meurt à 55 ans en 1835.
- Enfin, Catherine DUBOSCQ, la plus jeune de la famille, épouse Dominique MINJACQ en 1808. Elle a 24 ans. Elle meurt plutôt jeune, à 53 ans, toujours à Seignosse.
9 janvier 2026
Fin (provisoire) de cette page.