La famille HAURET

Rédigé par Laurent LARRETGÈRE, 2017.

Correction en septembre 2019.

J'ai une double ascendance basque. Une du côté de mon père, la famille HAURET, et une du côté de ma mère, la famille PERRIAT. Les HAURET sont issus d'Oloron (Oloron-Sainte-Marie depuis la fusion de 1858) alors que les PERRIAT proviennent d'Orthez et de de ses alentours. Ces deux villes appartiennent aux Pyrénées-Atlantiques et, dans le cadre du Pays basque (français), elles sont dans le Béarn.

Rappelons que dans sa partie française, le Pays basque se subdivise en quatre territoires : d'Ouest en Est, le Labourd, la Basse Navarre, la Soule et donc, le Béarn.

Les Pyrénées Atlantiques et la partie française du Pays basque.

La famille PERRIAT, c'est la branche maternelle. Ma mère, Lucienne MURAT est la fille d'André MURAT et d'Yvonne GOURDON. Sa maman était la fille d'un Charentais, né à Biron, Marcel GOURDON et d'une native d'Orthez, Julie PERRIAT, fille d'un tanneur, Pierre PERRIAT dit FLOURET (en effet, le nom de famille complet est "PERRIATdit FLOURET" mais cela se perd à la génération suivante pour devenir simplement PERRIAT). Si le père de Julie PERRIAT est d'Orthez, sa mère, Jeanne LASBORDES, ouvrière (je ne sais pas dans quel domaine) est de Carresse, un peu plus à l'Ouest.

 

Mais comme nous sommes dans les pages consacrées à ma famille paternelle, concentrons-nous sur les HAURET.

Famille HAURET-COARAZE et Famille TRISTAN-BORDENAVE

Mon père Pierre LARRETGÈRE, né en 1936, est le fils d'un couple issu de Saint-Geours-de-Maremne, Jean LARRETGÈRE (1899-1963) et Maria DUTEN (1904-1986). Les parents de Maria DUTEN sont Antoine DUTEN (1873-1935) et Jeanne HAURET (1867-1957). Ils sont également nés à Saint-Geours-de-Maremne, au Sud des Landes. Il faut remonter aux grand-parents de Maria, ou tout au moins à son grand-père maternel, pour voir apparaître un peu de diversité géographique.

 

Jean-Ciprien HAURET est né à Oloron le 17 juin 1823. Son prénom est bien orthographié avec un "i" sur son acte de naissance mais avec un "y" sur d'autres actes. Comme la version première est celle avec un « i », c'est celle que je vais utiliser. Jean-Ciprien est ouvrier du chemin de fer ce qui explique sans doute qu'il ne reste pas dans les Basses-Pyrénées. C'est à Saint-Geours-de-Maremne, en 1855, qu'il se marie avec une jeune fille du village, Jeanne BARON, dont les parents sont agriculteurs dans la commune (la famille de Jeanne BARON fera l'objet d'une page ultérieurement).

1. Jean-Alexis HAURET et Marie TRISTAN, parents de Jean-Ciprien HAURET, mon trisaïeul

Que diable allait-il faire dans cette galère ? Je fais ce petit emprunt à Molière (Les fourberies de Scapin) qu'il avait lui-même récupéré dans une pièce de Cyrano de Bergerac (Le pédant joué). La galère, en l'occurrence, c'est la maison d'arrêt d'Oloron. Le personnage, c'est Jean-Alexis HAURET, le père de Jean-Ciprien HAURET. Nous sommes au mois de juin de l’année 1832. Il fait beau et même chaud à Oloron. À Paris, deux journées d’émeutes ont été fortement réprimées. Si en 1830, la Révolution de Juillet amenait au pouvoir Louis-Philippe d’Orléans, ce dernier souhaite visiblement y rester et ne cède pas à la pression populaire (qui fut pourtant à l’origine de son arrivée sur le trône). La garde nationale a fait le sale boulot…

 

Alexis (on oublie souvent le « Jean » de son prénom quand on le nomme sur les actes de l’état civil) a bientôt cinquante-deux ans et il est cordonnier. Il est marié depuis presque vingt ans avec Marie TRISTAN, de dix ans sa cadette. Il a des enfants, un métier, une épouse… Et là, il est en prison. Plus exactement en maison d’arrêt, puisqu'il n'y a pas encore eu de jugement. Coups et blessures, voilà pourquoi il est enfermé au rez-de-chaussée de ce vieux bâtiment qui accueille également les archives municipales au premier étage et l’hôtel de ville au second. Seul avantage, il doit faire frais derrière les murs épais.

Ancienne maison d'arrêt d'Oloron au 18 rue Cujas (ou Cujax). Ancienne maison de maître sous le Moyen-Âge, ayant notamment accueilli le roi Louis XI en 1462, alors qu'il se rend en pèlerinage à Notre-Dame-de-Sarrance, l'endroit - du moins, le rez-de-chaussée - est transformé en prison suite à l'incendie du château vicomtal. Pendant plus de cent cinquante ans, les murs accueilleront prisonniers au rez-de-chaussée, archives municipales au premier étage, et hôtel-de-ville au second étage. Le bâtiment, désaffecté en 1926, est classé aux Monuments Historiques en 1987, et restauré au début du XXIe siècle à cause de son grave état de délabrement.

Merci au webmaster du site La veuve guillotine pour les renseignements ci-dessus (consulté le 27 juin 2017) et la photo.

1.1. Jean-Alexis HAURET, cordonnier, fils de cordonnier, époux de Marie TRISTAN, fille d'un marchand de tabac

Revenons un peu dans le temps. Jean-Alexis HAURET est né le 20 juillet 1781 dans la paroisse de Sainte-Croix, dans la commune d’Oloron. Pourquoi Jean-Alexis ? Aucune idée. Son parrain se prénomme Jean et sa marraine Marie. Pas d’Alexis… De sa jeunesse, nous ne savons rien. Il exerce le métier de cordonnier, comme son père. Un cordonnier à l'époque ne se contente pas de réparer les chaussures, il les fabrique.

 

Il fréquente une dénommée Marthe Laborde, qui a dix ans de plus que lui et avec qui il a deux bébés, Engrâce et Marie. Elles sont nées hors mariage mais Jean-Alexis les déclare lui-même à l’état civil et les reconnait. Elles portent le nom d'HAURET. Lors de la naissance d’Engrâce, il a 24 ans (et son amie Marthe en a donc 34) ; le bébé est né rue Pondique, chez un dénommé Pierre MINVIELLE. Il était un peu plus jeune à la naissance de Marie. Elle nait en 1804, deux ans avant Engrâce, avec toujours Marthe LABORDE comme mère. Là encore, c’est Alexis HAURET qui déclare la naissance et reconnait l’enfant. Un des déclarants est d’ailleurs le même Pierre MINVIELLE, tisserand de 28 ans chez qui nait Engrâce deux ans plus tard.
Les deux petites filles décèdent en bas âge : Engrâce en 1808 et Marie en 1810. La première n’a pas tout à fait trois ans et la deuxième a six ans révolus.

Les familles HAURET et TRISTAN vivaient dans la paroisse Sainte-croix de la ville d'Oloron. En fait, les rues où habitent les deux familles (rue Pondique, rue Pomone, rue Champêtre) correspondent plus au quartier de Notre-Dame mais l'église du quartier (celle de Notre-Dame donc) n'est construite qu'en 1869. On peut donc logiquement penser que la vie religieuse des TRISTAN et des HAURET s'organisait autour de l'église Sainte-Croix.

Jean-Alexis se marie, mais pas avec sa compagne Marthe LABORDE. Il épouse une jeune femme, Marie TRISTAN, en novembre 1813. Il a trente-deux ans et elle vingt-trois. Seule la mère du marié, Marie COARRAZE est présente et consentante. Son père Raymond HAURET, cordonnier, est mort le 31 décembre 1812 à l’âge de 71 ans. Le père de Marie, Bernard TRISTAN est lui aussi décédé, le premier janvier 1811. Fabricant de bas, il était devenu marchand de tabac. Petit souci d'état civil pour la maman de Marie TRISTAN : si son prénom ne varie pas dans le temps (Marie), son nom de famille change selon les actes, passant de BORDENAVE à LABORDE. Sur l’acte de baptême de sa fille Marie, qui se marie avec Jean-Alexis HAURET, son nom est « BORDENAVE» mais c’est « LABORDE» sur l’acte de mariage. Cela devient même « LABARRÈRE» sur l’acte de mariage de sa fille aînée, Marie-Jeanne TRISTAN en 1826. C’est Marie BORDE en 1787 pour le baptême de son fils Pierre mais BORDENAVE pour un autre fils Pierre né en 1792 (et cela reste BORDENAVE au mariage de ce dernier en 1832). BORDENAVE encore pour les naissances et les mariages de Jean-Baptiste (1795), Ciprien (1799) et les naissances de Jeanne (1801) et Marie (1803).

 

On peut constater que la famille de Bernard TRISTAN et Marie BORDENAVE (et/ou LABORDE) est nombreuse : neuf enfants au moins.

 

Côté HAURET, Marie COARRAZE (là également, son nom de famille est orthographié différemment selon les actes avec COUARRAZE par exemple, ou avec un seul "r", un "s" à la place du "z" , etc.) a eu avec son époux Raymond HAURET au moins quatre enfants : outre le marié, Jean-Alexis, on a Pierre, né sans doute en 1776, Margueritte en 1783 et Engrâce (on retrouve ce prénom assez souvent dans la famille HAURET) en 1787. Mais je n’ai peut-être pas retrouvé toutes les naissances…

 

Revenons à notre mariage de 1813 après cette digression familiale. Jean-Alexis HAURET épouse Marie TRISTAN (orthographié TRISTANT sur l’acte), et tous les deux avec le consentement de leur mère. Ils se marient en novembre. Les témoins sont deux lanéficiers (ou laneficiers). Ce mot désigne celui qui travaille et/ou commercialise la laine ; si on fait un petit peu d’étymologie, on trouve, en latin, lana : la laine, et facere : faire). Il y a également un tondeur (toujours la laine) et un cordonnier. La mariée signe de son nom, ce qui n’est pas courant pour une femme de l‘époque ; le mari signe également mais orthographie son prénom Alleixs. Sur les actes suivant, on trouve également l’orthographe Alleixis.

Extrait des registres d'état civil, Archives départementales des Pyrénées Atlantiques.

Le mariage est suivi de plusieurs naissances : le couple a neuf enfants en douze ans entre 1814 et 1826. Dans l’ordre, on a  :

- Marie en 1814,

- Pierre-Marcel en 1816,

- Engrâce en 1817 (elle meurt deux ans plus tard),

- Marie-Jeanne en 1818 (elle vit un peu plus longtemps mais décède à l’âge de sept ans),

- Joseph en 1820,

- Jean-Jacques en 1822 (qui ne vit que deux mois),

- Jean-Cyprien en 1823,

- Jean-Adélaïde (une fille ; je précise car le double prénom peut prêter à confusion) en 1825,

- et enfin Engrâce-Magdelaine en 1826.

 

Si l’on compte les deux petites filles qu’il a eu avec sa première compagne, Jean-Alexis Hauret a eu onze enfants et six ont atteint l’âge adulte.

1.2. "Coups et blessures" en 1832

Extrait du registre d'écrou de la maison d'arrêt d'Oloron de 1832, cote 2V2.

Archives départementales des Pyrénées Atlantiques.

L'encre est devenue très pâle avec le temps. J'ai du travailler l'image pour améliorer la lisibilité (voir dessous).

Cliquez pour agrandir l'image.

Quand Alexis est emmené à la maison d’arrêt d’Oloron sur la demande du juge d’instruction Pierre-Augustin PROHARÉ, il est "prévenu de coups et blessures". Cette demande a été faite le 16 juin 1832 si l’on en croit le registre d’écrou et elle est exécuté le jour même. C’est le gendarme DARRACQ qui a accompagné Alexis jusqu’au greffe de la maison d’arrêt pour le remettre au concierge, nommé Michel CLAUDE. Une erreur se glisse dans le registre car Alexis est présenté comme le fils de Raymond HAURET et d’une Marie LACOMME (alors que sa mère est Marie COARRAZE).

 

Il est décrit comme mesurant 1,625 mètres, ayant le nez bien fait, un visage ovale avec une grande bouche et un menton rond. Il est châtain, avec un front découvert. Ses yeux sont roux et son teint blême.

 

Il a un casquet de couleur brune (un casquet est une sorte de bonnet à visière), une veste en velours olive, un gilet en drap bleu, un pantalon en drap gris, une paire de souliers et une chemise dont la couleur n’est pas précisée.

 

Huit jours plus tard, il est noté sur le registre : « décédé le 24 juin 1832 ». De quoi est-il mort ? Rien n’est mentionné. Michel CLAUDE, le concierge, âge de 56 ans, et un maçon de 45 ans, voisin de la maison d’arrêt, signalent son décès à l’état civil à 16h ; il est mort à 6h le matin même.

 

Sa veuve, Marie Tristan, couturière au moment de son mariage, doit désormais subvenir aux besoins de ses six enfants. L'aînée a dix-huit ans et la plus jeune en a six.

1.3. Petit entracte historique sur la mortalité infantile

Si vous avez lu quelques pages de ce site consacré à mes familles maternelle et paternelle, vous avez pu noter que, si on fait beaucoup d'enfants avant le XXe siècle, ils ne sont pas si nombreux à atteindre l'âge adulte. La mortalité infantile (qui touche le nourrisson avant l'âge d'un an) est forte : un nourrisson sur quatre décède avant son premier anniversaire. Ces décès précoces touchent indifféremment riches et pauvres, urbains et ruraux. La mort ne frappe pas que les nourrissons ; les enfants sont également nombreux à mourir. Si nous prenons le cas d'Alexis HAURET, il perd quatre filles qui ont entre 2 et 7 ans et un nourrisson de 2 mois. Cette mortalité a des causes nombreuses : maladies, en particulier liées au froid, infections lors de blessures, épidémies (variole, rougeole, coqueluche, choléra, diphtérie...), problèmes alimentaires et sans doute également les malformations congénitales, les naissances difficiles, la prématurité...

 

C'est un phénomène banal que de voir mourir ses enfants, c'est dans l'ordre des choses. Ce n'est pas pour autant que la douleur est absente. Mais les réactions sont sans doute différentes, avec de la souffrance certes, mais beaucoup de de résignation. Pas d'indifférence, mais de la fatalité. L'individu compte moins que la lignée ; les enfants sont destinés à remplacer les aînées et pour cela, ils portent les mêmes prénoms car les parents et les grands parents sont souvent choisis comme parrain et marraine. Les prénoms des enfants décédés trop tôt sont donnés aux enfants suivants.

 

Pour ceux que cela intéresse, je vous renvoie à l'excellent article de l'historienne Marie-France Morel dans le n°31 de la revue Spirale de 2004 intitulé "La mort d'un bébé au fil de l'histoire". Cliquez sur le titre pour vous retrouver sur le site Cairn et sur l'article en question.

1.4. Les frères et sœurs de Marie TRISTAN en quelques mots

Je n'ai pas encore trouvé tous les renseignements généalogiques souhaités et mon petit paragraphe sera en conséquence lacunaire. Bernard TRISTAN, le père de Marie TRISTAN, épouse de Jean-Alexis Hauret vit une soixantaine d'années. Il naît sans doute vers le milieu du XVIIIe siècle (probablement en 1752 ; mais sans certitude car au moment du mariage de sa fille Marie-Jeanne en 1806, on lui donne 46 ans et non pas 54 ans qu'il devrait avoir) et décède en 1811. Il est "faiseur de bas" en 1787 à la naissance de son fils Pierre d'après l'acte de baptême, il l'est toujours en 1790 pour la naissance de Marie mais il est marchand de tabac au moment de la naissance de son fils Cyprien (ou Ciprien) en 1799. Pourquoi ce changement ? Il semblerait pourtant qu'être faiseur de bas assure une certaine prospérité. Peut-être est-ce lié à l'évolution de la réglementation ? C'est en 1791 que l'Assemblée nationale vote la liberté de cultiver, de fabriquer et de débiter le tabac, rompant ainsi avec le monopole établit par Colbert en 1674. Et que Napoléon remet en place en 1810...

 

Que deviennent les enfants qu'il a eu avec Marie BORDENAVE(et/ou LABORDE) dont je n'ai pas encore trouvé l'acte de décès :

  • Marie-Jeanne TRISTAN se marie en 1806 à 23 ans avec un garçon teinturier du même âge, Michel LASSALLE, qui devient laneficier (comme son frère aîné qui a 10 ans de plus, qui s'appelle également Michel et qui est témoin de son cadet) puis propriétaire.
  • Pierre TRISTAN (né en 1787) : pas d'information.
  • Pierre TRISTAN, né en 1792, est cordonnier. Il épouse en 1832 (à l'âge de 40 ans donc) une femme de 32 ans qui répond au prénom de Marie. Et juste à son prénom car c'est une enfant trouvée et elle est nommée ainsi dans l'acte de mariage : "Marie enfant trouvé". Elle est cuisinière. Deux frères de Pierre, Jean-Baptiste et Cyprien, tous deux cordonniers comme Pierre, sont témoins lors du mariage.
  • Jean-Baptiste a 20 ans quand il épouse en 1816 Marie-Jeanne BASTIDE, qui en a 18. Elle est mineure mais ses parents sont consentants. Les témoins sont deux oncles de la mariée, l'un charpentier, l'autre laboureur, un frère de Jean-Baptiste, Pierre, et son beau-frère Michel LASSALLE.
  • Cyprien (ou Ciprien) a 34 ans quand il épouse, en 1833, Engrâce ETCHEGOYHEN, une cuisinière de 42 ans. Bien que majeure, son père, veuf, a envoyé son consentement par l'intermédiaire d'un mandataire désigné par un acte notarié ; c'est donc Joseph CABANNE, un charpentier d'Oloron, qui remplace auprès d'Engrâce son père, Pierre ETCHEGOYHEN, cultivateur à Sorholus, un village distant d'une trentaine de km. Les témoins, outre son frère Jean-Baptiste, sont des artisans : un coutelier, un serrurier et un teinturier.
  • Jeanne TRISTAN , née en 1801 : pas d'information.
  • Marie TRISTAN , née en 1803, ne survit pas au delà de ses cinq ans.

Le couple a peut-être eu un autre enfant appelé Jean mais je n'ai pas de certitudes. Certains actes sont difficiles à lire...

Acte de baptême, registre des années 1783-1792, cote 5MI422-3, Archives départementales des Pyrénées Atlantiques.

Pas toujours facile de lire un acte. Ici, l'acte de baptême de Marie TRISTAN. C'est moins l'écriture que l'état du document qui rend le déchiffrage ardu. Avoir fait de la paléographie m'aide un peu mais il faut surtout de la pratique, de la patience et de bons yeux !

 

Transcription (j'ai laissé l'orthographe de l'acte) :

A gauche :

Baptême Marie Tristan

Paragraphe principal :

Le sept avril mil sept cens quatre vingts dix

j'ai baptisé Marie fille légitime de Bernard Tristan

fabriquant de bas de cette paroisse et de Marie

Bordenave [passage qui doit évoquer le parrain peut-être]

[...] née d'hier, marraine Marie Tristan, sœur de

la baptisée qui n'a point signée pour ne savoir.

[Une signature]

Comme on peut le constater, je ne suis pas forcément très doué pour cet exercice...

1.5. Les frères et sœurs de Jean-Alexis-HAURET

Raymond HAURET décède en 1812 à 81 ans et son épouse, Marie Coarraze, s'éteint à son tour en 1819, à l'âge de 70 ans. Ils ont eu au moins quatre enfants.

  • Pierre HAURET, qui a du naître en 1776 ; il est d'abord cordonnier, comme son père, puis marchand (mais je ne sais pas ce qu'il vend). Il se marie en 1798 avec Marianne ou Marie-Anne (cela varie selon les actes) VIVEN ou BIBEN (là encore, selon les actes). N'oublions pas que nous sommes à proximité de l'Espagne ou le V et le B se prononce de la même façon ; et il me semble que c'est également le cas pour le gascon. En basque, je ne sais pas. Pierre HAURET a 22 ans. Ils ont logiquement des enfants : Marie-Catherine en 1799, Appollinne (sic) en 1804, Augustin en 1807 (qui meurt à 21 mois), Roze en 1809 (qui ne survit pas à sa troisième année).
  • Margueritte HAURET, née en 1783 ; pas d'information.
  • Engrâce HAURET, née en 1787. Elle se marie une première fois en 1816 (elle a 29 ans) avec Grat Egalité MENET, un tailleur d'habits qui en a 22. Elle devient veuve assez rapidement car en 1821, elle épouse en seconde noce Pierre-François CASTALA, un praticien de 21 ans (un praticien est à-priori quelqu'un qui travaille chez un notaire).

Conclusion provisoire

Alexis HAURET meurt donc en maison d’arrêt en 1832 à Oloron. Que deviennent ses enfants et son épouse ? C’est avec l’acte de mariage de son fils Jean-Cyprien que j’ai pu retrouver la trace de Marie TRISTAN. Vivante et consentante, on signale qu’elle habite à Goes, petite commune proche d’Oloron. Et c’est donc à Goes que j’ai trouvé son acte de décès où il est précisé qu’elle est morte chez son fils (mais je ne sais pas lequel).

 

Pour ce qui nous intéresse ici, c'est essentiellement Jean-Cyprien HAURET, mon trisaïeul, dont nous allons suivre la trace.

Mise à jour du 29 juin 2017

Je viens de trouver l'acte de décès de Marie BORDENAVE, veuve de Bernard TRISTAN. Elle décède le 22 octobre 1823 dans son domicile rue Champêtre à Oloron à 10 heures du matin ; on lui attribue l'âge de 60 ans.