Les familles BARON et FOIS

J'ai conscience, et avec une certaine honte d'ailleurs, que j'ai tendance à privilégier les lignées agnatiques, c'est-à-dire celles qui transmettent le patronyme. Et donc les lignées des "pères". Ce n'est pas systématique. Par exemple, du côté de ma mère, c'est la famille de sa grand-mère maternelle sur qui je me suis le plus longuement penché. Mais c'est aussi parce que le père de ma mère, André MURAT né BROUET, était un fils naturel. Et l'homme qui l'a reconnu, Léon MURAT, n'était pas son père biologique ; j'ai créé une page sur lui et sur ses ascendants. Je pourrais aussi faire remarquer que le patronyme sur lequel j'ai passé le plus de temps, le mien (LARRETGÈRE) a été légué par mon arrière grand-mère à ses descendants, tous des enfants naturels. C'est donc un "matronyme". Cependant, il manque à ce site de nombreuses lignées, le plus souvent celle des épouses de mes ancêtres, qui pourtant, d'un point de vue génétique et sans doute culturel, n'ont pas moins d'importance que leurs maris. Malgré mes convictions féministes, je dois être influencé bien malgré moi par le patriarcat social, culturel et historique encore trop prégnant dans la France du XXIe siècle.

Donc, je consacre une nouvelle page à une lignée que je n'ai pas encore réellement développée (une parmi tant d'autres hélas) : celle de l'épouse de mon trisaïeul du côté paternel... Comme je suppose que personne ne connaît mon arbre généalogique sur le bout des doigts (pas même moi, je l'avoue volontiers), je fait une petite synthèse...

  • D'abord, mes parents ; mais comme il s'agit ici de la branche paternelle, on va partir de mon père, Pierre LARRETGÈRE, né le 26 juillet 1936.
  • L'aïeul ; c'est le grand-père. Le père de mon père. Mais ici, c'est l'aïeule qui m'intéresse, ma grand-mère Maria "Jeanne" DUTEN. Elle est née à Saint-Geours-de-Maremne en 1904 et elle s'est éteinte à Bordeaux en 1986.
  • Le bisaïeul(e), c'est la génération précédente, qu'on appelle l'arrière-grand-père ou l'arrière grand-mère. La mère de ma grand-mère, c'est Mémé Gueille comme l'appelait mon père en patois local (Mémé "Vieille"), de son vrai nom Jeanne HAURET, née en 1867 et décédée en 1957 dans la même commune, Saint-Geours-de-Maremne et dans la même maison du Petit Bic.
  • Le trïsaieul, c'est donc Jean-Ciprien (sic) HAURET, un basque né en 1823 à Oloron-Sainte-Marie, fils d'un cordonnier mort en maison d'arrêt à a suite d'une arrestation pour coups et blessures. Jean-Ciprien meurt à Saint-Geours-de-Maremne en 1894, à 71 ans. C'est dans cette même commune qu'il s'est marié avec Jeanne BARON. Je vais donc parler d'elle et de ses ascendants.

1. Jeanne BARON, 1831-1895

1. Jeanne BARON, ma trisaïeule (1831-1895)

Jeanne BARON est donc la mère de mon arrière grand-mère. Elle est née en 1831 dans la commune de Saint-Geours-de-Maremne. Elle s'est marié dans cette même commune avec Jean-Ciprien HAURET, un ouvrier des chemins de fer originaire d'Oloron, dans le Pays basque (voir la page consacrée à la famille HAURET). Elle est déclarée ouvrière mais nous n'en savons pas plus. Ils se marient en mai 1855. Elle a 23 ans et lui en a 31. Ils ont cinq enfants dont trois atteignent l'âge adulte : les quatre filles sont toutes prénommées Jeanne et le seul garçon, Pierre. Le premier enfant voit le jour en 1857 soit deux ans après le mariage. Ensuite viennent un garçon (qui meurt à l'âge de trois mois) et une fille (qui n'atteint pas ses deux ans). Les deux derniers enfants du couple, deux filles donc, naissent en 1864 et 1867.

Jeanne BARON a 36 quand elle cesse d'avoir des enfants, sauf erreur de ma part. Les cinq enfants naissent à Saint-Geours-de-Maremne, d'abord à maison Loustaubielh, puis maison Pichegary et enfin, la maison du Petit Bic que j'ai connu et où vivait ma Tatie Fernande, la petite fille de Jeanne BARON, fille de Jeanne "Jeanne-Marie" HAURET - la dernière née de Jeanne BARON - et d'Antoine DUTEN qui vint vivre chez son épouse à la maison du Petit Bic ou Bicq. 

2. La descendance de Jeanne BARON et de Jean-Ciprien HAURET

Nous sommes en 1937 lors de la première communion de Jean "Jeannot" Leïçarrague qui a 12 ans. Cette version "numérotée" est un peu sombre. Une version plus claire, sans les numéros, est disponible sur la page consacrée à Jeanne "Fernande" DUTEN et son mari François LEIÇARRAGUE ; cliquez ici

Cette photo permet de montrer une partie des descendants de Jeanne BARON et de son mari Jean-Ciprien HAURET.

3. Jeanne "Eugénie" HAURET, fille de Jeanne BARON, née en 1864.

5. Jeanne "Jeanne-Marie" HAURET, fille de Jeanne BARON, née en 1867 (surnommée Mémé Gueille) ; c'est mon arrière-grand-mère.

Les deux sœurs ont une longévité importante pour l'époque, malgré les guerres et les privations subséquentes : 83 ans pour la première et 90 ans pour la seconde.

11. Jeanne DUTEN (née en 1801), ma Tatie Fernande, fille de Jeanne "Mémé Gueille" HAURET (née en 1867). Elle est la mère de Jean "Jeannot" LEIÇARRAGUE (4) dont c'est ici la communion. 

12. Maria DUTEN (née en 1804), ma grand-mère, surnommée Mamie Jeanne, fille de Jeanne "Mémé Gueille" HAURET (née en 1867). Elle est la mère de Gérard LARRETGÈRE, mon oncle (15).

6. Georges "Maurice" HAURET (né en 1889), demi-frère de Jeanne et Maria DUTEN. C'est le fils naturel de Jeanne "Mémé Gueille" HAURET (née en 1867) dont le père est un dénommé Lucien MANSAN. Georges HAURET a été déclaré par son grand-père, Jean-Ciprien HAURET, le 29 septembre 1889 ; sa mère, Jeanne HAURET est venue le reconnaître le 13 octobre 1889. C'est lors de cette reconnaissance qu'elle donne le nom du père de l'enfant. Mes recherches concernant un Lucien MANSAN m'ont permis d'en trouver un à Saint-Geours-de-Maremne C'est le fils d'un cultivateur, Pierre MANSAN et de Marcelline LAFITTE. Lors du recensement de 1886, il apparaît à la page 26 (version en ligne du recensement sur le site des Archives départementales des Landes). Il a 17 ans et Jeanne "Jeanne-Marie" HAURET en a 19 en 1886. L'épouse de Georges HAURET est Alice CASSOU (8), que mon père appelait Tantine Alice, ici à côté de leur fille Odette (1). 

2. Jeanne Alberte DESTABEAU, une copine et voisine de Jeannot LEIÇARRAGUE, le communiant. 

16. Louise "Marthe" DEPAUL, petite fille de Jeanne "Eugénie" HAURET avec son fils naturel, Jean Vincent DEPAUL (7né en 1925 et reconnu par son père en 1926, un dénommé Jean LASSALLE.

13. Émilie TOURNIÉ épouse DUPREUIHL.

9. Albert DEPAUL, frère de Louise et petit-fils de Jeanne "Eugénie" HAURET.

Deux personnes restent non identifiées sur la photo : 10 et 12

3. Naissance et enfance de Jeanne BARON

C'est à sept heure du matin que se présente devant Victor LARTIGUE, le maire de Saint-Geours-de-Maremne, Jean BARON, trente ans, pour déclarer la naissance de Jeanne, sa fille, qui a vu le jour à trois heure dans la nuit. Il est accompagné de deux témoins, des voisins, Bernard BARON et Bernard Vergez. Si le père de Jeanne est laboureur, les deux témoins sont ouvriers agricoles ("état de labeur" signale l'acte de naissance, le 35e de l'année). Nous sommes le premier septembre 1831. Louis Philippe est sur le trône depuis un peu plus d'un an. Quel impact les changements politiques ont-ils comme répercussions dans cette petite commune de province ? Difficile de s'en faire une idée. Sans doute peu.